Lundi 01 octobre, 2012

Marsatac 2012, une édition en demi-teinte

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La 14ème édition du festival Marsatac venant de se terminer, voici notre chronique sur la partie marseillaise de cet événement.

Retour au « Dock des Suds » pour cette nouvelle édition du festival Marsatac. Comme les éditions 2004 et 2009 c’est dans ce lieu moins original mais plus grand que « La Belle de Mai » que le festival a posé ses valises.

Question programmation artistique, le festival n’a pas pris beaucoup de risques. Avec des artistes populaires et programmés dans de nombreux festivals, il était certain que Marsatac ferait salle comble et ce fût le cas avec 35000 personnes sur l’ensemble de l’événement (Nîmes+Marseille).

Mis à part une soirée hip-hop le jeudi et quelques artistes bien sentis, comme Nathan Fake, James Holden ou 2 Many Djs (pour ne citer qu’eux), on ne retiendra pas le divertissement musical comme principale caractéristique de cette édition 2012. Et c’est bien dommage car par rapport à l’année dernière, le festival avait pas mal d’atouts à jouer. A commencer par une scène extérieure de belle taille et une qualité sonore au rendez-vous sur chacune des 3 scènes. Ce qui est un grand changement par rapport à la sonorisation en sourdine et saturée de « La Belle de Mai » l’an passé.

Les désormais classiques C2C ont présenté le même set que d’habitude, techniquement irréprochable mais peu intéressant, Breakbot et son set racoleur a fait crier les minettes mais ma playlist Spotify en aurait fait autant, la bouche géante en moins. Le groupe BRNS était programmé sur la plus petite scène et c’est bien dommage car leur pop méritait d’être un peu plus mise en avant.

Il faut bien garder en tête qu’évidemment Noisia, Flux Pavillion, La Femme ou Dope D.O.D restent des valeurs sûres sur scène mais il n’y avait là rien d’original à se mettre sous la dent. Le manque d’événements culturels dignes de ce nom à Marseille justifie peut-être cette programmation consensuelle.

Après avoir bien cherché, je ne sais pas si c’est la programmation artistique, le lieu du festival ou tout simplement l’air du temps, mais le public était particulièrement jeune et hors de contrôle. Marsatac en fermant les bars quelques temps avant la fermeture du site et en arrêtant aussi la vente de tickets boissons en avance tenta de réguler un tant soit peu la consommation excessive des jeunes mais l’alcool ne semblait pas être la seule substance ingérée par ces bataillons de fans de grosses basses et de climax.

On gardera de ce weekend une impression mitigée. Certes ce festival nous a apporté son lot de moments comme on n’en passe que dans des festivals, le tout ponctué de concerts. Mais l’on déplore un manque de prise de risque dans la programmation et une organisation du site non adaptée à la fréquentation record de l’événement. Espérons qu’avec « Marseille 2013, Capitale européenne de la Culture », le festival Marsatac aura les moyens d’assurer une édition 2013 encore meilleure et de gommer ces quelques défauts.

Mathieu Mahoudeau


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